28.11.2006

7 ans de réflexion...

"Après sept and de vie active, 74% des jeunes sortis du système scolaire en 1998 occupent un emploi à durée indéterminée, mais la galère des non diplomés continue" selon une étude du Cereq (Centre d'Etudes et de Recherche sur les Qualifications)

 

Autrement dit, 4 jeunes sur 10 cherchent toujours un emploi stable 7 ans après leur premier emploi !

 

L'enquête réalisée à l'automne 2005 montre "l'incontournable hétérogénéïté de la jeunesse et la diversité des parcours qui en résulte". Alberto Lopez, chercheur au Cereq ajoute que 7 ans plus tard "on aurait pu penser que la page de l'insertion aurait été tourné, et bien non".

 

Bien entendu, ce sont surtout les jeunes non-diplomés qui souffrent de cette précarité. 7 ans après leur sortie du système scolaire, 52% d'entre eux sont en CDI et 22% sont au chomage quand les diplomés de 3ème cycle sont 90% à avoir rapidement trouvé un emploi stable.

 

"La clé de l'emploi, c'est le diplôme du secondaire ou du supérieur ; la clé du salaire c'est le diplôme du supérieur" résume Christian Forestier, président du Cereq.

 

Au cours de leurs 7 premières années de vie active, l'étude relève que 74% des jeunes de la génération 98 ont changé au moins une fois d'employeur. Cette mobilité externe lorsqu'elle est choisie (un cas sur deux) agit comme "une fonction de rattrapage ou d'ajustement pour le jeune en terme de salaire" celui ci ayant souvent accepté pour démarrer des conditions moins favorables.

 

Pour en savoir plus :

Sur le site actenses "les jeunes et le marché du travail"

Sur le site du Cereq

Sur le site de la Tribune

 

 

 

23.11.2006

1er Forum des Carrières pour le Lycée Jean Renoir de Bondy avec actenses !

Le samedi 9 decembre prochain, de 9h30 a 16h30, une centaine de jeunes professionnels, invités par actenses et le Lycée Jean Renoir, viendront parler de leur métier et de leur parcours avec près de 1000 lyceens. Tout au long de cette journee, ils permettront aux lyceens de toucher du doigt la realite du monde du travail et tenteront de leur fournir le maximum de "cles" pour s'y preparer, en partageant avec eux leurs experiences.

 

Cette initiative conjointe d'actenses et du Lycee est soutenue par la region Ile-de-France, l'Academie de Creteil, Sciences Po Paris, Telecom Paris, l'Université de Paris VI - Pierre et Marie Curie et l'Université de Paris XIII- Nord.

17.11.2006

Le tutorat, l'expérience de SFR ...

Le 15 novembre, dans le "septneuftrente" de France Inter, Stéphane Roussel, DG RH de SFR, a dressé le bilan du tutorat mis en place par SFR. Il s'agit d'un "Passeport Ingénieur Telecom", un dispositif mis en place en collaboration avec les ministères de l'Emploi, de la Cohésion sociale et de l'Education nationale. Il implique des écoles d'ingénieurs, des classes préparatoires et des lycées situés dans ou à proximité de zones urbaines sensibles. Le personnel de SFR est mis à contribution pour assurer le suivi des 140 jeunes, jusqu'à l'obtention d'un emploi. Stéphane Roussel s'est dit agréablement surpris par la motivation des salariés qui ont choisi de consacrer une partie de leur temps à cette tâche. "Nous attendions 40 tuteurs, nous en avons eu 100", a-t-il déclaré, parlant "d'accélération de la conscience collective."

Pour plus d'informations, c'est ici !

 

 

14.11.2006

"Un patrimoine de départ pour les jeunes" proposé par DSK...

14 novembre 2006, DSK sur France Inter

France Inter a donné la parole à chacun des candidats à l’investiture du parti socialiste. Le 13 novembre, Ségolène Royal était l’invitée du septneuftrente, et répondait aux questions des auditeurs. Les sujets abordés concernaient essentiellement l’éducation – l’ordre à l’école, plus précisément – et la gestion de la dette publique.
Le 14 novembre, c’était le tour de Dominique Strauss-Kahn. Un auditeur lui a demandé de dire quelle était la priorité de son programme, et d’expliquer de quelle manière il comptait résoudre le problème du chômage dans les banlieues.
Il a alors répondu que pour l’ensemble des candidats du parti socialiste, la priorité était bien entendu l’éducation, même si leurs visions diffèrent. Son action porterait davantage sur la lutte contre les inégalités, dès le plus jeune âge.
Sur la question du chômage, il considère que c’est un problème qui dépasse largement les banlieues, bien qu’elles soient particulièrement concernées. Il a expliqué que la société avait une dette vis-à-vis d’eux, parce qu’ils vont être amenés à supporter financièrement le poids des décisions politiques passées. Il souhaiterait que les jeunes bénéficient d’un « patrimoine de départ » à leur entrée dans la vie professionnelle, qui leur permette de mener à bien certains projets. Il développe largement ce sujet sur son blog. L’idée a fait l’objet d’un débat sur le site.
Il s’agirait d’un capital d’environ 10 000 euros, dont l’attribution serait conditionnée par la réalisation d’un projet. La question de sa mise en pratique n’a pas été tranchée par Dominique Strauss-Kahn à ce jour. Pour davantage de détails, le blog de DSK c'est ici !

11.11.2006

« Papa ! Maman ! Rendez l’argent ! » sera-t-il le prochain cri de la rue ?

Posons quelques hypothèses d’écoles validées par les chiffres de l’Insee :

- Aux environs de 2040, les actifs devront être prêts à cotiser à hauteur de 40% de leurs revenus s’ils ne veulent pas voir leur retraite passer de 70 à 35% de leur dernier salaire.

- Les retraités de 96 sont ceux qui cotisaient en 56 ! A l’époque pourtant, « les vieux » n’étaient pas vraiment choyés puisque plus de 40% d’entre eux touchaient le minimum vieillesse contre moins de 10% en 96.

Faut-il alors conclure que ceux qui hier ne pensaient pas à leurs aînés sont aujourd’hui les mêmes que ceux qui ne pensent pas à leurs successeurs ?

Et si l’on devait à nos anciens une retraite à proportion de celle qu’ils ont payée à leurs anciens ?

- Roger, 71 ans qui a cotisé pendant 37,5 ans à un taux moyen de 11,63% ne devrait plus toucher 1295€ par mois mais 469€.

- Inversement, Benoît, aujourd’hui 40 ans, qui aura cotisé probablement à hauteur de 30% durant 42 ans ne pourra espérer toucher que 762€.

N’essayons même pas de faire le calcul pour Sophie, aujourd’hui 24 ans …

Bien sûr, il n’est là question que d’hypothèses d’école mais ces hypothèses laissent malgré tout entrevoir la possibilité d’une véritable guerre des générations comme le laissait entendre l’émission Ripostes de Serge Moati dimanche dernier.

La question de la réforme des retraites sera sans doute une question clé des prochaine élections présidentielles. Sans doute. A n’en pas douter, les futurs candidats aurons leur mot à dire sur ce qu’ils seront à même de proposer aux jeunes générations quand celles ci seront devenues moins jeunes.

Mais quel est véritablement l’enjeu ? Ce qu’ils peuvent faire POUR les moins de 35 ans ou ce qu’ils peuvent faire AVEC les moins de 35 ans ? Car pour mémoire, aujourd’hui 3 députés seulement sur les 577 en charge de la réforme des retraites et du vote du budget ont moins de 35 ans !

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