11.11.2006

« Papa ! Maman ! Rendez l’argent ! » sera-t-il le prochain cri de la rue ?

Posons quelques hypothèses d’écoles validées par les chiffres de l’Insee :

- Aux environs de 2040, les actifs devront être prêts à cotiser à hauteur de 40% de leurs revenus s’ils ne veulent pas voir leur retraite passer de 70 à 35% de leur dernier salaire.

- Les retraités de 96 sont ceux qui cotisaient en 56 ! A l’époque pourtant, « les vieux » n’étaient pas vraiment choyés puisque plus de 40% d’entre eux touchaient le minimum vieillesse contre moins de 10% en 96.

Faut-il alors conclure que ceux qui hier ne pensaient pas à leurs aînés sont aujourd’hui les mêmes que ceux qui ne pensent pas à leurs successeurs ?

Et si l’on devait à nos anciens une retraite à proportion de celle qu’ils ont payée à leurs anciens ?

- Roger, 71 ans qui a cotisé pendant 37,5 ans à un taux moyen de 11,63% ne devrait plus toucher 1295€ par mois mais 469€.

- Inversement, Benoît, aujourd’hui 40 ans, qui aura cotisé probablement à hauteur de 30% durant 42 ans ne pourra espérer toucher que 762€.

N’essayons même pas de faire le calcul pour Sophie, aujourd’hui 24 ans …

Bien sûr, il n’est là question que d’hypothèses d’école mais ces hypothèses laissent malgré tout entrevoir la possibilité d’une véritable guerre des générations comme le laissait entendre l’émission Ripostes de Serge Moati dimanche dernier.

La question de la réforme des retraites sera sans doute une question clé des prochaine élections présidentielles. Sans doute. A n’en pas douter, les futurs candidats aurons leur mot à dire sur ce qu’ils seront à même de proposer aux jeunes générations quand celles ci seront devenues moins jeunes.

Mais quel est véritablement l’enjeu ? Ce qu’ils peuvent faire POUR les moins de 35 ans ou ce qu’ils peuvent faire AVEC les moins de 35 ans ? Car pour mémoire, aujourd’hui 3 députés seulement sur les 577 en charge de la réforme des retraites et du vote du budget ont moins de 35 ans !