14.11.2006

"Un patrimoine de départ pour les jeunes" proposé par DSK...

14 novembre 2006, DSK sur France Inter

France Inter a donné la parole à chacun des candidats à l’investiture du parti socialiste. Le 13 novembre, Ségolène Royal était l’invitée du septneuftrente, et répondait aux questions des auditeurs. Les sujets abordés concernaient essentiellement l’éducation – l’ordre à l’école, plus précisément – et la gestion de la dette publique.
Le 14 novembre, c’était le tour de Dominique Strauss-Kahn. Un auditeur lui a demandé de dire quelle était la priorité de son programme, et d’expliquer de quelle manière il comptait résoudre le problème du chômage dans les banlieues.
Il a alors répondu que pour l’ensemble des candidats du parti socialiste, la priorité était bien entendu l’éducation, même si leurs visions diffèrent. Son action porterait davantage sur la lutte contre les inégalités, dès le plus jeune âge.
Sur la question du chômage, il considère que c’est un problème qui dépasse largement les banlieues, bien qu’elles soient particulièrement concernées. Il a expliqué que la société avait une dette vis-à-vis d’eux, parce qu’ils vont être amenés à supporter financièrement le poids des décisions politiques passées. Il souhaiterait que les jeunes bénéficient d’un « patrimoine de départ » à leur entrée dans la vie professionnelle, qui leur permette de mener à bien certains projets. Il développe largement ce sujet sur son blog. L’idée a fait l’objet d’un débat sur le site.
Il s’agirait d’un capital d’environ 10 000 euros, dont l’attribution serait conditionnée par la réalisation d’un projet. La question de sa mise en pratique n’a pas été tranchée par Dominique Strauss-Kahn à ce jour. Pour davantage de détails, le blog de DSK c'est ici !

11.11.2006

« Papa ! Maman ! Rendez l’argent ! » sera-t-il le prochain cri de la rue ?

Posons quelques hypothèses d’écoles validées par les chiffres de l’Insee :

- Aux environs de 2040, les actifs devront être prêts à cotiser à hauteur de 40% de leurs revenus s’ils ne veulent pas voir leur retraite passer de 70 à 35% de leur dernier salaire.

- Les retraités de 96 sont ceux qui cotisaient en 56 ! A l’époque pourtant, « les vieux » n’étaient pas vraiment choyés puisque plus de 40% d’entre eux touchaient le minimum vieillesse contre moins de 10% en 96.

Faut-il alors conclure que ceux qui hier ne pensaient pas à leurs aînés sont aujourd’hui les mêmes que ceux qui ne pensent pas à leurs successeurs ?

Et si l’on devait à nos anciens une retraite à proportion de celle qu’ils ont payée à leurs anciens ?

- Roger, 71 ans qui a cotisé pendant 37,5 ans à un taux moyen de 11,63% ne devrait plus toucher 1295€ par mois mais 469€.

- Inversement, Benoît, aujourd’hui 40 ans, qui aura cotisé probablement à hauteur de 30% durant 42 ans ne pourra espérer toucher que 762€.

N’essayons même pas de faire le calcul pour Sophie, aujourd’hui 24 ans …

Bien sûr, il n’est là question que d’hypothèses d’école mais ces hypothèses laissent malgré tout entrevoir la possibilité d’une véritable guerre des générations comme le laissait entendre l’émission Ripostes de Serge Moati dimanche dernier.

La question de la réforme des retraites sera sans doute une question clé des prochaine élections présidentielles. Sans doute. A n’en pas douter, les futurs candidats aurons leur mot à dire sur ce qu’ils seront à même de proposer aux jeunes générations quand celles ci seront devenues moins jeunes.

Mais quel est véritablement l’enjeu ? Ce qu’ils peuvent faire POUR les moins de 35 ans ou ce qu’ils peuvent faire AVEC les moins de 35 ans ? Car pour mémoire, aujourd’hui 3 députés seulement sur les 577 en charge de la réforme des retraites et du vote du budget ont moins de 35 ans !

27.09.2006

actenses aux universités d’été des partis : sous le soleil exactement !!!

A vous de deviner qui de François Hollande (premier secrétaire du PS) Jean Yves de Chaisemartin (président des jeunes UDF) où les membres de Ségosphère est à l’origine des citations suivantes, glanées par actenses lors des universités d’été du PS et de l’UDF ?

- « Les partis politiques ne sont plus suffisamment représentatifs de l'opinion et des jeunes, à la mesure de la mission démocratique qu'ils sont censés remplir. »

- « Si après avoir regardé la session parlementaire, on prend le métro ou qu'on regarde les matches de l'équipe de France, on voit deux France différentes : une France blanche, masculine et de + de 50 ans à l'Assemblée Nationale et dans le métro, le monde du travail, les équipes sportives et athlétiques une autre. »

- « La place des jeunes est l'un des enjeux majeurs de l'échéance de 2007. Cette génération fait face à un risque, le risque d'une précarité qui se prolonge. Et cette précarité est générale : elle met en cause leur capacité à obtenir un logement, un emploi stable, un contrat à durée indéterminée. »

- « Je vais encore parler de malheur, ça risque d'être un peu triste pour commencer. Dire que la place des jeunes va être un des sujets majeurs de la campagne présidentielle est ambitieux et optimiste. »

- « On n'a d'ailleurs jamais vu quelqu'un céder sa place par grandeur d'âme, en tout cas pas dans la génération précédente où c'est un cas exceptionnel. »

Alors que David, François, Fahd et Florent parcourraient les routes de France, de la Rochelle à la Grande Motte, à la rencontre du PS et de l’UDF, Marc, Jeanne et Florent, pour ne citer qu’eux, poursuivaient leurs diagnostics sur le Marché du Travail, la Protection Sociale, et la situation des 18-35 ans en Europe. Retrouvez les premiers extraits de leurs travaux et l’intégralité des interviews sur le site de l’association, ici !